Rien à voir avec la chanson du groupe Queen. Sauf la musique. Prison Break, série américaine diffusée sur M6, est l’une des seules séries américaines du moment à bénéficier d’une bande-originale française. Les fanatiques s’écorcheront sur les mérites de Faf La Rage et leur fougue. N’empêche. Prison Break sonne comme un grand coup de semonce dans le Paf français. Après 24 heures, qui se perd en conjectures, et Lost qui est autant le titre de la série que le qualificatif que l’on peut attribuer aux spectateurs au regard des dernières émissions, Prison Break s’appuie sur un scénario efficace et une mise en scène rythmée. On s’y laisse prendre comme un bar dans le raz de Sein, comme un Ours par des chasseurs dans le Pyrénées. Le pitch de la série, c’est un homme, Michaël, qui se fait emprisonner, sous couvert d’un braquage de banque qui s’est mal passé, pour revoir son frère, Lincoln (cela ne s’invente pas), condamné à mort pour avoir supposément tué le vice-président des Etats-Unis. Ingénieur, le frère nouvellement emprisonné s’est fait tatouer les plans de la prison sur son corps pour pouvoir s’évader en famille. En parallèle, se mène une nouvelle enquête pour prouver l’innocence de Lincoln. Et après il y a de l’amour, entre Michaël et la médecin de la prison, de l’amitié, entre détenus, de la haine, entre détenus toujours. Entre portrait du monde carcéral à l’américaine et intrigue… intrigante, souffle depuis sur le monde des séries un vent de Liberté.
