Archives pour août 2006
Comme tous les blogopathes, je regarde régulièrement d’où viennent les visiteurs de ce site. Pour ce faire, j’utilis PHPmyvisites. C’est grâce à cet outil que j’ai découvert TooLeNet, un moteur de recherche à l’inteface très ludique et pro. Un test s’impose. Cela change de Google, qui reste le plus complet en France (85% des recherches environ)
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Paru sur IMédias
En France on a Harry Roselmack. Les seuls reproches attribués à la doublure de PPDA, selon un panel non-représentatif de téléspectateurs, est d’avoir des costumes trop bien taillés et un sourire enjôleur qui détournent l’attention des informations. Soit.
Au Québec, ils ont Didier Lucien, alias « Dominique ». Dans la série « Pure laine », produite par Télé-Québec et rediffusée par France 5, Dominique est un haïtien, enseignant l’histoire du Québec dans un collège. Avec un physique de Mouss Diouf à trois ou quatre centimètres près. Je ne dis pas où. Son histoire c’est celle d’un noir dans la société plutôt Wasp à l’anglo-saxonne qu’est le Canada moderne. Dans la belle province, on est pure laine comme en Bretagne on est pur beurre quand on s’appelle Jopic Glémarec est qu’on est ostréiculteur à Carantec. Malgré les vagues d’immigration et l’ouverture quasi-permanente de ses frontières, le Québec subit lui-aussi les a priori liés à l’intégration des minorités ethniques.
A quand la version française ?
Dans un registre qui ne refuse aucune figure de l’humour, « Pure laine » dresse un portrait sans concessions de la société québécoise. Entre les efforts de Dominique, parler moins fort, redemander du sirop d’érable, chanter les chansons traditionnelles bonnet en laine sur la tête, et le regard mi-amusé-mi-inquiet des québécois de souche qu’ils rencontrent. Marié avec Chantal, une avocate blanche très autonomiste, il est le père adoptif d’une fille de dix ans, Ming, d’origine chinoise, jouée par Mélanie Lapierre (cela ne s’invente pas). « Pure laine », une comédie de réflexion.
Il y a un je ne sais quoi de magique dans cette série. A la fois par la philosophie qui s’en dégage, mieux comprendre ses différences pour les accepter et les unir, et les situations plus cocasses les unes que les autres qui s’amoncellent au fil des épisodes. Dans une société pluri-ethnique, cosmopolite, comme… la nôtre, la leçon vaut bien un fromage. Un ministre, on a les relations que l’on peut, me disait il y a quelques jours, qu’il fallait voir dans les jeunes des banlieues une chance plutôt qu’une apesanteur. « Ils ont faim. De réussite, de reconnaissance. Ils sont prêts à saisir leur chance si elle se présente ». A condition de disposer des bons modèles pour cette réussite sociale. Une adaptation de cette série québécoise à la télé française pourrait y participer. Je suis partant pour le scénario. Qui ne tente rien n’a rien. « Pure laine » en VF ? A méditer.
« Pure laine » est diffusée sur France 5 tous les jours de la semaine à 9 h 50. Jusqu’à ce vendredi 1er septembre.

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Paru sur IMédias
Je me souviens. Les nuages du temps s’estompent. Peu à peu les souvenirs remontent à ma mémoire. C’était au temps où Santa Barbara, et ses 1.200 épisodes obnubilaient la population française. Kelly, Manson, Joe Perkins, Cruz n’en finissaient pas de s’aimer, se trahir, picoler un peu, comploter beaucoup, dans de beaux décors en carton pâte. Et Cocoricocoboy, cette émission légendaire de Stéphane Collaro qui revient sur nos mobiles, venait de se faire pousser sur la touche par une émission appelée elle-même à devenir mythique : la roue de la fortune. Adaptée d’un format américain, the wheel of fortune, le jeu connaîtra l’apogée, l’amour, la gloire, la beauté et enfin la décadence. Rappelez-vous, aux manettes Annie Pujol, et à la clarinette, Christian Morin.
« Je peux le faire »
Alors quelle ne fut pas ma surprise quand durant ce mois d’août un peu frileux, je vis revenir cette émission qui forma la quintessence de mon adolescence. Un peu fébrile, je me cale dans un cabriolet en simili-cuir pour retomber en enfance.
Et là, le choc. Effroyable, impossible. Coucou, c’est lui ! Christophe Dechavanne aux commandes, et derrière lui, une postiche blonde, en la personne de Victoria Silvstedt. A un moment je me suis cru au camping des mouettes de Carantec pour ce concours de tee-shirts mouillés de 1991 qui restera gravé dans ma mémoire. Mais c’est une autre histoire. Victoria Silvstedt, c’est la femme qui répond à TF1 qui lui propose le poste d’Annie Pujol : « “Je connais cette émission, je l’ai regardé pendant longtemps, je peux le faire !”. No comment.
L’espoir des demoiselles
Le principe du jeu n’a pas changé. Pour les retardataires, rendez-vous à l’été 2007. Car l’émission, malgré des audiences satisfaisantes, n’est pas reconduite à la rentrée. Des cases blanches s’affichent. Les candidats s’en fichent. Epèlent leur alphabet. Jouent au pendu. Tournent une roue. Font banqueroute. Relancent. Rigolent et semblent très énervés quand vient leur tour de jouer. Au classement des animateurs du jeu, Christophe Dechavanne arrivent derrière Morin, et devant Robbe, le premier animateur, et Olivier Chiabodo, celui-là qui montrait ses doigts aux candidats pour leur montrer les réponses ou bien je confonds. Rendons grâce à Chiabodo, car l’exercice est assez difficile quand il s’agit d’expressions entières.
Du grand art, sans conteste. De cet art qui aura le droit de citer dans le futur au sein du me-too belge des « Enfants de la télé », intitulée « Ma télé bien aimée ». Rediffusée sur TV5, l’émission accueillait ce dimanche Lio. La chanteuse montre que l’on est peut-être plus belle à 40 ans qu’à 20. Ce qui entretient l’espoir de nombre jeunes demoiselles.

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Il est difficile de conserver pour soi une bonne nouvelle pour l’annoncer au moment jugé le plus opportun. C’est ce qui est arrivé au gouvernement cette semaine à propos de la nouvelle allocation d’installation des étudiants boursiers les plus nécessiteux : Aline. Conscient de son désamour au sein de la jeunesse française, le gouvernement souhaitait donner un signe pour tenter la réconciliation. Dans le cadre des entrevues précédant la décision, François Goulard, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, confirme à la Fage, la principale organisation étudiante française depuis les dernières élections universitaires, la mesure. Ces responsables, interrogés à la suite de cette entrevue, confirment. L’information est ébruitée, un peu subrepticement. Damant le pion à l‘Unef, très mobilisée et orientée lors du conflit sur le CPE à l’automne dernier.
Huit millions d’euros l’opération de com
Dans un premier temps, la somme annoncée tourne autour de 200 euros donné à l’étudiant lors de sa première demande d’allocations logement (c’est-à-dire lors du départ de chez papa-maman). La presse en parle. Basta. Pour refaire parler de cette allocation, alors que commence la contre-argumentation de l’Unef, qui dit toute l’injustice qu’il y à aider 80.000 jeunes quand tant d’autres souffrent « du gouvernement et du capitalisme », dixit Jack Lang, applaudis par 50.000 spectateurs, à l’université d’été du PS de la Rochelle ce matin, il faut du plus. C’est ce qu’annonce Dominique de Villepin, le surlendemain, ce vendredi, avec non plus 200 euros, mais 300 (Coût pour les finances publiques : 24 millions d’euros au lieu 16). Un coup-coût de communication à huit millions d’euros.
“Aurait pu”
Au passage, je rencontrais hier au soir, ce même François Goulard pour une interview sur l’attractivité de Vannes, ville dont il fût l’édile et dont il préside l’agglomération. Au détour de l’interview, à paraître dans un prochain numéro du mensuel l’Entreprise, on parle politique, gouvernement, fera-t-il beau demain ? Deux points me reviennent. Le premier c’est que François Goulard affirme que les jeunes des cités constituent une chance pour l’avenir de notre pays, car « ils ont faim ». De reconnaissance, de réussite. Quand on leur offre des modèles de réussite, ils sont en capacité de les suivre. Et pas forcément dans la musique. Même si dans le rap et le slam, ou dans le rock alternatif style Wampas, on trouve des textes assez sympas.
Considérer la « racaille » comme une chance est trop rare pour n pas le noter.
Et la seconde, c’est une expression. On parle des défis que la France va rencontrer avec la montée en puissance des économies émergentes dans le monde (cf le rapport Millenium du Boston Consulting Group). La question vient, qui est le plus à même, selon lui, de présider la France dans ce contexte ? « Dominique de Villepin aurait pu… ». Aurait pu. Pour qui sonne le glas.
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On s’interroge souvent, et les journalistes les premiers, sur la place des blogs, et plus largement d’Internet, dans le monde de l’information de demain. Révolution ? Evolution ? Souhaitable ? Nocive ? Les avis divergent. Non pas tant sur la marche de l’histoire que sur son sens et l’éthique de l’information qui en découle. Sur son site, Carte de presse, Alain Hertoghe, licencé du journal La Croix en 2004, pour avoir publié un livre dans lequel il dénonçait les errances de la presse, dont son journal dans leur traitement de la guerre en Irak deuxième du nom), indique :”Ce qui se passe pour les journalistes sur le net est de l’ordre du défrichage et de la conquête de nouveaux espaces. Ces journalistes d’un nouveau type sont en train de gagner leurs lettres de noblesse”. A suivre.
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Fred Lherminier a fondé Terra Nova, une société spécialisée dans l’intelligence énergétique en ligne. En gros, elle fournit des solutions logicielles sur des plates-formes internet, donc sans lourdes installations, qui permettent aux entreprises de connaître, analyser en vue d’économiser leurs flux énergétiques. Je résume car cela doit être un peu plus compliqué que cela. Il y a une humanité chez Fred Lherminier qui dépasse de loin le créateur d’entreprise qu’il est. Mais comme on est trop souvent aux yeux des autres la fonction imprimée sur sa carte de visite, c’est sur son entreprise que je l’interviewe pour le compte du mensuel l’Entreprise. (Et il n’est pas victime d’insomnies permanentes)
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Depuis sept ans, j’ai le plaisir de collaborer au quotidien la Tribune. Entre les actualités économiques et sociales du Finistère et des Côtes d’Armor, que je couvre pour le quotidien dans le cadre des pages régions menée de mains de maître par Jean-Louis Alcaïde et Nathalie Chevenne, il est des récréations. Comme ses pages été et notamment celle parue aujourd’hui sur l’île de Bréhat. Son théâtre de Kérano, qui vit de la passion de son créateur Alain le Boulaire, de ses verreries (superbes boutons de portes !) fondées par Yves Neumager, de ses vedettes, je parle des bateaux, qui assurent depuis près d’un siècle la très courte traversée qui mène de l’Arcouest au port de Bréhat. De ses histoires aussi dont Erik Orsenna, qui passait ses vacances sur l’île, est féru et qu’il raconte dans Deux étés.
(Dès que j’arrive à mettre des photos en ligne genre FlickR, je mets ma collection de photos de Bréhat à votre disposition)
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Un article du quotidien international basé à Paris, International Herald Tribune, analyse la montée en puissance de la blogosphère en France. Nos concitoyens passent plus de temps que les Britanniques, Américains, ou Allemands, par jour à lire des blogs et figurent également à la première place des créateurs de blogs. Selon l’auteur de l’article (écrit dans la plus pure tradition anglosaxonne, c’est-à-dire très factuelle et didactique), la culture critique des Français explique en partie cette montée en puissance, ajoutée à des raisons historiques comme la prégnance du débat et le maniement d’outils informatiques, entrepris avec la démocratisation du minitel dans les années 80. En France, conclut Thomas Crampton en substance, tout le monde pense pouvoir être président. Tout le monde ne peut pas le devenir, mais tout le monde peut ouvrir un blog.
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… et la semaine se termine le gromanche. Si vous matez l’émission Groland sur Canal Plus, créée il y a quatorze ans, vous n’êtes pas sans connaître cette dénomination des jours de la semaine. Pour les autres, il est toujours le temps de pallier cette absence de culture générale. A la télévision française, c’est désormais l’émission parodique la plus ancienne et aussi la plus absolue. Paillarde par définition, Groland, et ses dérivés, constituent un état de décomposition dans l’état. Situé entre la Chine, l’Australie et l’Antarctique, quelque part dans le monde, Groland ressemble comme une goutte d’eau à la France. L’esprit grivois qui anime Jules-Edouard Moustic, Michaël Kaël, et L’auguste Kervern, a cela de salvateur qu’il est empreint d’une liberté de parole dont beaucoup de censeurs, de fait ou par omission, devraient s’inspirer. Malheureusement, il semble que même les rediffusions estivales échappent aux coincés du zygomatique, aux attardés du banzaï, aux retardataires de l’esprit.
Con…servatisme
Plus que jamais, notre société pâtit d’une forme de conservatisme de pensée, trop souvent teintée de conformisme. Il n’est qu’à voir les polémiques qui entourent le site, que je juge parodique, Brave Patrie. Du second degré. Mais le divertissement peut également valoir comme leçon de civisme. France 2 rediffusait ce dimanche soir un épisode de Cold Case intitulé « Le cavalier noir », où il est question de la sombre période de l’histoire américaine des années 50-60. Epoque où les noirs-américains étaient fustigés, poursuivis, parfois tués en raison de la couleur de leur peau. Avant que Martin Luther King, entre autres, ne sonne la révolte. C’était le temps du noir et blanc. Rendons grâce à Groland de nous redonner un peu de couleurs. I have a dream.
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“On ne peut pas plaire à tout le monde”, le jeu pour désunir toute la famille.
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On connaissait les vrais-faux passeports de Charles Pasqua, voici désormais les vrais-faux blogs à l’aune de la campagne présidentielle de 2007. La caricature appartient à la tradition politique de notre pays. Ce que le succès, chaque semaine renouvelé, du Canard Enchaîné depuis 1915 ne démentira pas.
François Rollande…
La blogosphère a pour corollaire la réactivité. De plus, auparavant, réservée aux conversations de bistrots, la moquerie possède désormais une visibilité. Quand François Hollande, dans l’émission politique « A vous de juger », dit « Je n’aime pas les riches », d’aucuns le prennent au premier degré. François Rollande, un pseudo ?, lui emboîte le pas et publie un blog éponyme. A en juger par les commentaires tous n’ont pas compris que cela était un faux. Un fake comme on dit en anglais. Alors qui sont ces faux-vrais bloggueurs ? Peut-être les politiques eux-mêmes. Ce serait alors des fake-you. Merci.
et le “Taliban du Larzac”
Les sites caricatures mesurent également la popularité du caricaturé. Rien sur André Lajoinie par exemple, on sait pourquoi. Mais pas grand-chose non plus sur Jacques Chirac. Jacques Chirac.org devant les demandes insistances, jugez-en par vous-même, de la présidence de la République. Exit Chirac donc, qui est bien le seul à supputer son éventuelle candidature en 2007. Ne pas se présenter c’est mourir un peu.
Pas d’effet Chirac par contre sur le couple présidentiable Royal-Sarkozy. L’humour est parfois de mauvais goût mais souvent salvateur. Et il y a même Dominique de Villepin. A se demander si celui-ci n’est pas un vrai blog de supporter. Rien non plus sur Jack Lang, trop occupé peut-être à se faire applaudir devant 50.000 spectateurs au festival des Vieilles Charrues.
Enfin, le plus abouti de ces outils restent tout de même Brave Patrie qui se félicite de la condamnation du taliban du Larzac, alias José Bové, et annonce la prochaine mise en scène de la vie de Nicolas Sarkozy en comédie musicale. Présenter une loi sur l’immigration sur l’air de « ce n’est qu’un au-revoir » n’est-ce pas un peu trop ? A voir.
Finissons avec Albert Dupontel, président le temps d’un film (à sortir en salles en septembre) un vrai vrai-faux blog. Pas vrai ?
Edith me dit de dire que ce blog-ci est plutôt malicieux sur la question : Page 2007
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Plus les prix du pétrole montent, en raison notamment d’un mouvement excessif de spéculations et de tensions géopolitiques parfois mineures qui démontrent bien l’importance de la psychologie sur les marchés financiers, plus l’on s’interroge sur la fin du pétrole. Un article du blog Energie durable revient sur la question et détaille le processus permettant de s’accorder une date pour le pic de Hubbert, sa définition, les enjeux. Eclairant.
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Il y a quelques semaines de cela, je parlais ici-même de l’initiative d‘Hubert Taillard de GPO et sa cabine photo à autodéclenchement. Le sieur s’est rendu au festival des Vieilles Charrues où il a proposé aux artistes présents de jouer le jeu. Le comédien Jamel Debouzze, celui mangeait dans son enfance “des sandwiches au pain” qui sera à l’affiche à la rentrée dans le film de Rachid Bouchareb “Indigène” qui promet, a répondu présent comme vous pouvez le constater sur ce cliché.

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Au royaume des aveugles, les borgnes sont les rois. Sur Internet c’est un peu la même chose. La toile a ses avantages mais elle comporte également quelques défauts, à commencer par cette stratégie propre à de nombreux étudiants : la pompe. Le monde de la publicité n’échappe pas à cette tendance. Rendons gloire à Joe la Pompe de savoir nous montrer l’étendue du pillage à partir de son site.
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Paru sur IMédias
L’été est le temps des rediffusions. « Y’a plus rien de neuf… C’est toujours la même chose… Avec tout ce qui nous mettent dans l’air avec leurs avions… ». Quoique, actuellement, le ciel londonien est plutôt calme. Bref, l’été, la télé, c’est nul et compagnie. Que nenni, répondra le sage montrant son doigt à l’idiot. France 3 rediffusait “Dieu superstar”, un fabuleux documentaire du journaliste Diego Bunuel, de l’agence Capa. On subodorait l’influence des évangélistes sur la politique américaine depuis que l’on avait vu George Bush inviter son conseil des ministres à une prière salvatrice. Pas besoin d’aller aussi loin d’ailleurs car les billets américains portent une mention évocatrice : « In God we trust », « En Dieu, nous croyons ». Et nous avons déjà ici-même consacré un billet à ce jeu de télé-réalité pour jeunes séminaristes.
Abstinent, abstinente, belge, belge
Il n’est pas que la Maison Blanche et son locataire de touchés. Le pays tout entier plie, rompt ?, sous les coups de boutoir des évangélistes de toutes sortes. Qui ici veulent imposer la présence des tables de la loi dans les tribunaux américains, qui là forment des avocats chrétiens dans des universités dédiées, qui amènent leurs filles à une cérémonie de vœux de chasteté avant le mariage. Les voies du Seigneur sont impénétrables. Toute croyance, quand elle n’est pas prosélyte en diable et respectueuse des autres, est en soi respectable.
Marketing religieux
Ici on touche à du grand, du très grand art. Fort de plus de trente millions de membres, les églises évangéliques, convertissent à tour de bras. Prenant souvent appui sur les périodes de doutes, d’errances et d’opprobre de leurs ouailles pour les convertir. J’ai connu des commerciaux qui vendaient du sable à des bédouins, si bien que mon indignation n’est pas la plus forte. C’est plus l’hypocrisie et le complexe de supériorité qui s’en dégage qui choque à mon sens. L’hypocrisie d’une réinterprétation à leur avantage des textes sacrés et le complexe de se penser supérieur à qui ne croit pas ou à qui croit en un Dieu différent. Voilà peut-être ce que l’on appelle le machiavélisme. A en juger par l’ardeur, je parle des messagers de Dieu pas des ado-abstinents, le mouvement semble en croissance. Peut-être bien qu’il inspire même les scénaristes de télévision.
Dans The West Wing, l’une des meilleures séries politiques de ces dernières années injustement délaissée par les programmateurs de nos chaînes, un épisode de la saison 6 porte justement sur l’impact de la religion dans la campagne présidentielle américaine avec au centre du débat, et des croyances, la question de l’avortement. Et au même moment que passait ce documentaire de Diego Bunuel, TF1 diffusait deux nouveaux épisodes de 24 heures. Depuis que le russe n’est plus le méchant, trop occupé à écluser de la vodka devant un match de Chelsea FC, c’est l’intégriste musulman qui s’y colle. Qui a dit qui se ressemble s’assemble ?

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“J’ai été arrêté. Pour avoir gagné à un jeu télévisé”. Il y a pire comme incipit (la phrase qui commence un livre). C’est ainsi que débute le premier livre d’un diplomate indien, Vikas Swarup, intitulé “Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire”. C’est l’histoire de Ram Mohammad Thomas qui gagne un milliard de roupies à un jeu télévisé animé par l’alter-ego de Jean-Pierre Foucault. La société organistrice du jeu ne peut payer la somme et cherche des ennuis au gagnant. Lui, homme de peu, presque illettré, répondant aux douze questions du jeu, il y a de quoi être dubitatif. Cependant, la vérité est là, toute simple : c’est sur sa vie que l’on le questionne durant ce jeu. Et celle-ci a tout de l’épopée. A découvrir comme l’on découvre une nouvelle littérature, sur les traces du grand conteur et maître Amitav Ghosh.
Chez Belfond, 21 euros.

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Eric Le Boucher écrit une chronique économique dans le journal Le Monde. De sa connaissance du monde économique actuel, il a tiré un essai : Economiquement incorrect. Par delà le constat et l’analyse de l’économie française en particulier et de celle de l’Europe en général, l’auteur dresse un portrait de ce qu’il convient de faire et ce qu’il faut arrêter. La course à l’innovation, pour laquelle notre pays cumule les retards, la réforme du système universitaire pour qu’enfin nous entrions dans une économie de la connaissance en misant sur la qualité et la montée en gamme de nos industries et services (rappelons ici que la dichotomie trop souvent réalisée n’existe pas dans les faits. Le continuum produit-service suppose aujourd’hui que dans tout produit il y a une part de service et que l’inverse est souvent vrai aussi), le rappel à la citoyenneté à destination des entreprises basées sur notre territoire, tout y passe sans langue de bois avec un ton alerte et incisif. A lire pour ceux qui souhaitent mieux connaître l’économie de nos jours et réfléchir aux solutions à apporter aux défis de notre temps.
Chez Grasset, 9,50 euros.

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Aujourd’hui j’ai reçu un mail d‘Oussama Ben Laden. La campagne de marketing viral attribuée à ce terroriste patenté semble organisée par, ou quelqu’un qui se fait passer pour, Edwige de Bourbon-Caudie, une fumeuse royaliste, à la candidature avortée aux élections présidentielles de 1995-2002. L’auteure du message se targue de L’avoir rencontré. Le gros du message revient à souhaiter une nouvelle politique sur terre basée sur la liberté et une sécurité sociale internationale correspondant à un revenu minimum pour tous. Ok. La preuve que la consanguinité continue à faire des ravages dans les rangs monarchistes.
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La blogosphère c’est aussi le royaume de l’égo. Alors quand on vous propose de vous poser des questions sur “les blogs et vous”, vous répondez. C’est pourquoi vous pouvez lire mon interview, dirigée par Loyola Ranarison à partir d’ici. Au-delà de ce fabuleux moment de journalisme, n’hésitez pas à faire un tour dans l’univers de Loyola. Son blog vaut le détour pour qui s’intéresse de près, c’est mieux, de loin, cela peut toujours se rapprocher, au monde de la presse.
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