Paru sur IMédias
La télévision recèle parfois de moments étonnants. La chaîne Planète diffusait ce dimanche un documentaire sur David et Goliath. Relatée par la Bible, le livre le plus vendu de tous les temps qui a fait de Jésus… un Dieu du marketing, l’histoire est entrée dans notre imaginaire collectif comme la victoire du petit face au géant, du faible face au puissant. Et pourtant, les nouvelles techniques scientifiques et les multiples enquêtes des historiens montrent qu’il n’en fut pas comme nous le croyiions. Goliath mesurait six coudées, c’est dire s’il savait les lever quand il payait sa tournée au bar. Autant dire, un géant de plus de 2,5 mètres. Ce gigantisme qui fait de lui le favori de la lutte qui va opposer ce philistin à l’israélite est en fait sa plus grande faiblesse. Car ce gigantisme, possible à l’époque, occasionne chez lui une acuité visuelle réduite : il voit mal sur les côtés. La cause ? Son nerf optique est touché par une tumeur. De plus, son armure rend ses mouvements lents, complexes et difficiles. En face, David joue sur du velours. Présenté comme un enfant inexpérimenté, le futur roi cache de beaux atours : une profonde connaissance de l’art de la guerre et une habilité au maniement de la fronde. Cette arme est considérée comme l’une des plus efficaces de son époque. Son impact vaut celui d’une balle de faible calibre d’un pistolet d’aujourd’hui. Bref, la cause est entendue. Quand le géant défie le camp des israélites, « Moi, aujourd’hui, je lance le défi aux lignes d’Israël: donnez-moi un homme, pour que nous combattions ensemble »*, il court à sa perte.
David saisit dans sa poche (rien à voir avec Beckham) une fronde et ramasse un galet de la vallée du Jourdain. Ni une ni deux, celui-ci va ricocher sur le front du géant, qui s’écroule mortellement blessé d’autant que le petit David lui coupe doucement la tête et saisit ses armes pour montrer sa toute-puissance à ses ennemis. Le mythe s’écroule. Si le plus faible triomphe du plus puissant ne devient-il pas lui-même l’incarnation de la force et par là abandonne son chétif statut ?
Reste une belle histoire contée à tous les enfants et qui préserve la morale et la peinture de flamand, né en Allemagne, Pierre-Paul Rubens.
En savoir plus sur le net :
- Le mythe de David contre Goliath n’est pas le seul. A lire ici.
- Un site chrétien suisse qui parle de l’existence de Goliath.
* Tiré de la Bible, voir le site : http://www.bible-service.net/site/218.html
























1 réponse pour le moment ↓
1 Un livre expérimental au sens propre « Librairie Dialogues // 31 août 2010 à 13:45
[...] le soir ou bien au chant du coq*, je te fais le bouc-émissaire*, le bouquet de misères, mais David contre Goliath* ne faisait pas le poids. Et c’est donc tel un chemin de croix* que j’ai lu le livre [...]
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