Archives pour juin 2006

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Quelque chose ne tourne plus rond dans le monde de la République. Basée sur un concept politique mettant au coeur de son fonctionnement le citoyen, la République n’a de cesse d’essayer de l’en détourner et de lui reprendre ses droits les plus élémentaires.

De guerre lasse, notre démocratie s’est transformée en lobbycratie. Le pouvoir n’est plus au peuple, même ce dernier mot fait bizarre à écrire, mais à une multitude de cabinets qui défendent sans vergogne et avec souvent beaucoup de talent les intérêts dont ils sont chargés.

C’est l’intention qui compte

Nul n’échappe à cette tendance. Quand Greenpeace agit, au-delà de l’opinion publique, sur les députés européens afin de s’assurer de leur soutien sur le vote d’une loi pro-environnement, est-on dans l’explication ou déjà dans le lobbying. Est-ce différent, plus noble, que les industries du tabac qui défendent bec et ongle le droit à fumer, et par là les milliers d’emplois que représentent leur industrie et ses distributeurs dans les pays occidentaux. Quand seule l’intention permet de faire la différence entre le bien et le mal, ce qui est souvent le cas, la confusion guette.

Tout porte à croire que la lobbycratie serait devenue consubstantielle à l’idée même de démocratie. Devant la complexification croissante des affaires du pouvoir, les représentants populaires, sauf à se spécialiser sur des domaines très pointus en délaissant le reste de leur champ de compétences, ne peuvent suivre le rythme. En leur demandant d’avoir un avis sur tout, les voilà piégés. Un député ou un sénateur reçoit chaque jour plusieurs dizaines de dossiers de lobbying dans sa boîte aux lettres, physique ou électronique.

La fin l’équité ? Entre argent et émotion

Une société qui fonctionne a pour base celle de la justice. Cette dernière met en avant le principe d’équité. Ce n’est pas facile à trouver, c’est difficile à maintenir, mais avec de la bonne volonté et des moyens, on y arrive. Or dans les campagnes de lobbying, deux éléments viennent perturber cette équité : l’argent et l’émotion. Combinés ces facteurs assurent aux lobbyeurs un succès immédiat dans leurs quêtes d’influence.

L’argent, non pas pour corrompre quoique, mais pour se payer les meilleurs spécialistes, les plus grandes campagnes publicitaires associées aux stratégies en sous-marins, disposer des brochures les plus colorées, des restaurants les plus fins pour pouvoir expliquer tout l’intérêt de son action.

L’émotion, pour attirer le regard, pour emprisonner celui à qui l’on parle. « Il serait inhumain de ne rien faire ». Qui peut rester insensible à un enfant en train de mourir de faim devant les caméras ? Cette double dictature monétaire et émotionnelle perturbe la recherche de l’équité car elle fait remonter en haut de la liste des dossiers dont l’intérêt général n’est pas forcément établi. Décider c’est choisir, mais quand le choix est dicté par l’argent et l’émotion, est-ce encore une décision ?

Accès et transparence

Il semble que la lobbycratie soit un système dont les Etats-Unis d’Amérique s’accommodent fort bien. La capitale américaine regorge de 35.000 cabinets de lobbying, dont la série The West Wing montre les facettes. Dans les tiroirs de leur constitution, le rôle de ses défenseurs d’intérêts est même reconnu. Cela a l’avantage de la sincérité. Pas d’hypocrise, tout le monde sait comment le système fonctionne et comment en tirer profit à son avantage ou à ceux des intérêts défendus.

Pour autant doit-on s’en satisfaire ? Un contrôle des pratiques de lobbying n’est-il pas nécessaire pour que la frontière de la corruption de ne soit pas franchie ?

S’il semble quasi impossible de revenir en arrière, et si la consultation des groupes d’intérêts multiples est aussi un bon signe dans une démocratie, celui de prendre l’avis des représentations de certains corporations ou groupe d’individus, c’est à mon sens les buts poursuivis, les moyens utilisés qu’il convient de réguler. Les campagnes de lobbying se font dans une telle absence de transparence qu’elles prêtent à tous les mystères et par conséquent à toutes les supputations. Contre-pouvoir parmi d’autres, les lobbys participent à la vie politique. Il est nécessaire que leurs animateurs soient animés par un respect du bien commun allant au-delà d’un intérêt personnel de circonstance. La crainte ultime serait que plusieurs contre-pouvoirs soient dans les mains d’un seul et même groupe. Les superpouvoirs de ce groupe, disons être propriétaire de médias, acteur industriel de l’armement et élu politique, seraient alors disproportionnés par rapport aux autres. En quelque sorte, puisque le lobbying existe, personne ne doit en avoir le monopole.

En savoir plus sur Internet :

- Sur le site de la Documentation française.

- Sur le site Euros du Village.

- Le site du cabinet de Lobbying “Communication et Institutions”.

- Le site de Lobbying Europe.

- Le site personnel de Jacques Adam, plutôt bien fait, sur la question. http://membres.lycos.fr/returnliberty/lobbylobbieslobbyingusa.htm

Image tirée du site http://www.scandiagermania.com/eng/governmental.html

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Le milliardaire américain Warren Buffet vient de réaliser un beau coup en annonçant aujourd’hui sa décision de donner l’essentiel de sa fortune, environ 37 milliards de dollars (30 milliards d’euros) à des fondations philanthropiques. Et en particulier à celle de ses amis Bill et Melinda Gates. Ces derniers figurent parmi les plus riches donateurs au monde actuellement. Leur fondation gère un fonds 50 fois supérieur à celui de l’Unesco, qui s’occupe des mêmes thématiques au niveau mondial. La fondation Gates exerce notamment dans les pays du Tiers Monde dans le but d’éduquer et de vacciner les enfants.

C’était la bonne nouvelle de la journée. Les esprits chagrins trouveront  redire sur ces dons de l’un des plus célèbres capitalistes de la planète, qui a fait fortune en pariant, pour son compte comme pour celui de ses clients investisseurs, sur des sociétés sous-cotées. Les lucides iront se coucher en se disant qu’il ne faut pas toujours désespérer de la profondeur de l’âme humaine et de sa volonté de combattre les fléaux qui touchent notre planète.

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Dans le cadre de la loi Perruche, par la suite infirmée par la loi anti-Perruche, l’Etat vient de verser 4,9 millions d’euros à deux familles d’enfants handicapés. L’argument pour cette indemnisation est celui des frais engendrés par l’éducation d’un enfant handicapé du fait de la non-possibilité d’avortement pour ces familles en raison d’une erreur dans le diagnostic prénatal.
Si l’on peut comprendre ces familles touchées par un malheur jugé difficilement surmontable par la société, cette décision montre qu’il y a un préjudice à naître handicapé. Deux conceptions de la vie s’affrontent dans cette affaire. La première dite matérialiste juge que toute vie n’est pas bonne à vivre. Elle pose la question de savoir sur quels critères s’appuyer pour décider si une vie est bonne à vivre ou pas. La deuxième conception est celle dite idéaliste qui juge, a contrario, que toute vie est bonne à vivre qu’importe les conditions de cette vie.

Cette question est majeure dans une société qui accepte de moins en moins la part d’aléatoire concomittante à l’existence elle-même.

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Paru sur IMédias

Voilà, il n’y a pas que le football dans la vie. Bon quand même si, il y a surtout le foot, mais ce n’est pas tout. Après le 9 juillet, Raymond Domenech s’apprête à retrouver Ingrid Chauvin au Camping des Mouettes de Carantec pour des vacances bien méritées. Et à Carantec, dans le Finistère on a la télé, on a même la TNT. C’est bien pour regarder TF1. Si la date de diffusion de la deuxième saison de la série Lost tarde à être communiquée, un peu de logique permet de trouver une fenêtre probalbe, une lucarne, pleine si possible.

Deux contraintes s’offrent à nous. La première, on l’a dit, on le voit est le 9 juillet. Ce jour-là se tiendra la finale de la Coupe du Monde, de curling ? Non, de football. Impossible pour la chaîne qui n’en a qu’une de toucher à Lost sans faire bouger le foot. Donc pas avant le 9 juillet, qui est un dimanche. Date qui sera donc plus connue dans le futur comme le dimanche 9 juillet, ce qui en soi n’est pas commun. Ensuite, la deuxième contrainte. Le vendeur de DVD de Lost saison 2 a déjà indiqué que celle-ci serait commercialisée à la suite immédiate de la diffusion télé, avant septembre. Le temps de faire du buzz autour de la sortie du DVD, quelques jours suffisent, disons fin août. Une saison de Lost dure 12 épisodes. A raison de deux épisodes par soirée de diffusion, il faut six semaines pour dévoiler les nouvelles aventures des héros de l’île perdue aux téléspectateurs.

Changez de quartier 

On disait que c’était le samedi comme l’an dernier que serait diffusée la série, ce qui nous donne six samedis desquels je ne retranche rien, même pas un bout de pain. Donc du samedi 15 juillet au samedi 19 août, Lost sur TF1. J’avoue le frémissement qui parcourt mon corps dans mon jacuzzi de plein air en cette nuit froide d’été à l’idée de satisfaire la curiosité insatiable de millions d’aficionados de Lost. Et mon plaisir n’est pas mince. Bon voilà, je ne suis tout de même pas certain de mon coup. En attendant, il reste Cold Case sur France 2, où l’enquête de détectives américains se tourne vers des affaires classées ponctuée de flashback sur fond de musiques haletantes. Et Rome, 100 millions de dollars de budget, sur Canal Plus, où tous les chemins mènent… au pouvoir. On connaît quelques candidats à la présidentielle qui regrettent ce temps empreint de politesse où l’on pouvait assassiner son voisin à condition que personne ne s’en plaigne. Vous avez encore le temps de changer de quartier.

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Manpower_LeReveil
Vidéo envoyée par Olivedeluynes

L’une des publicités les plus pertinentes du moment : Manpower et le réveil.

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Jusqu’à la semaine dernière, les hypermarchés Carrefour organisaient une opération de promotion qui permettait à d’heureux chanceux de gagner leur chariot, ou tout du moins ce qu’ils y mettent dedans. Confronté à la montée en puissance des Leclerc, premiers en parts de marché en France, et des hard-discounters, Carrefour tente, c’est le cas également avec sa carte de fidélité, de reconquérir le terrain perdu.

Passe-temps de caisse 

Il y a quelques jours, je me trouvais dans l’hypermarché Carrefour dans lequel je me rends fréquemment, je suis dans la zone primaire. A chaque fois que je passe en caisse, après m’être acquitté des formules de politesse qui font de moi un citoyen modèle et civique, j’observe. Les clients, le merchandising, les clients, les caissières qui ont des problèmes d’emploi du temps. C’est un passe-temps de caisse comme un autre. Lors de cette opération “Gagnez votre chariot”, c’était troublant de voir se figer dans des files d’attente sans fin les clients qui avant de regagner leur véhicule venaient tenter leur chance. Après 3/4 d’heure de course, les petites qui veulent tout acheter, 10 minutes d’attente en caisse, les petits qui veulent toujours tout acheter, voilà que des gens d’ordinaire si pressés et si peu désireux de prendre leur mal en patience, attendaient là, dans un garde à vous qui n’aurait pas déparé dans une caserne de l’armée.

“Tous les gagnants ont tenté leur chance”. L’adage publicitaire est devenu populaire. Je ne sais pas lire sur les lèvres, mais on sentait le dépit de ceux dont le jeton en forme de ballon de football n’ouvrait pas le droit à ce cadeau tombé des cieux. “Pas de chance”, “De toutes façons je ne gagne jamais”… Certains après avoir introduit leur jeton dans la fente de la machine, et constaté leur infortune, revenaient en arrière pour s’assurer de leur malchance. Le français adore jouer, si l’on regarde la progression constante du chiffre d’affaires de la Française des Jeux, et autres PMU et paris en ligne, bien qu’interdits en France mais qui trouvent à Malte ou ailleurs des refuges de circonstance. A bien y regarder, je crois qu’ils préfèrent gagner.

A lire, le blog, un peu iconosclaste, de Michel-Edouard Leclerc,

et l’ouvrage Distribution, de Jacques Dioux et Marc Dupuis, paru aux Editions Village Mondial.

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Paru sur Imédias

On a souvent parlé ces derniers mois de patriotisme économique avec les demandes répétées de la part de l’Etat et le soutien apporté par celui-ci à de grandes opérations de rapprochement d’entreprises. Par son influence symbolique, le football appartient à cette catégorie d’actifs stratégiques nationaux. Partout dans le monde, on sent le statut singulier de ce sport. En Iran, les demandes des femmes pour assister aux matchs de football, pour l’heure freinées par les instances islamiques, battent en brèche certains principes conservateurs. En Serbie, la méforme de l’équipe nationale est à elle seule un signe de la toute puissance passée dans cette région du monde de l’ex-Yougoslavie. Au Brésil, les chaînes de télévision ne sont pas loin de présenter des bulletins météos sur les Auriverde, variations de poids de Ronaldo inclues. Aux Etats-Unis, nombreux sont les habitants à se demander pourquoi Lance Armstrong n’a toujours fait son entrée pour donner un peu de peps à une équipe courageuse mais sans souffle. Entre l’Allemagne et la Pologne, les blagues du plus mauvais goût courent démontrant bien le poids de l’histoire. L’Italie cherche la bonne coalition pour se tirer du mauvais pas des matchs truqués. L’Afrique, à l’exception notable du Ghana, passe à côté de la fête, comme toujours. Les togolais menace de faire grève, se ravisent, remenacent, pour une sombre histoire de primes, jugées insatisfaisantes. Bref, le monde est fou de foot. Et comme le foot est téléphage, le monde est devant sa télé. Ou dans les salles de cinéma qui proposent de plus en plus souvent la retransmission de matches sur d’énormes écrans et dans de gigantesques complexes. Le foot au cinéma, le cinéma du foot.

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Après la terre est bleue comme une orange, la terre est ronde comme un ballon, sauf aux pôles où elle est plate cela va de soi.

L’autre jour j’assistais à une réunion où l’un des intervenants commençait son allocution de la façon suivante : « L’économie c’est comme le curling. Une personne lance un palet et d’autres frottent la glace pour le faire s’arrêter, ou continuer selon l’équipe, au bon endroit ». Le bide dans la salle. Tout le monde sait que l’économie c’est un milliardaire qui lance un ballon, poussé ou repousé selon l’équipe par d’autres milliardaires sauf si c’est l’équipe de Trinité et Tobago, et des pauvres qui les regardent à la télé parce que pour être dans les tribunes, il faut tout de même un peu de thunes.

Jusqu’au 9 juillet prochain, difficile d’échapper au phénomène de la Coupe du Monde de football, sauf en Algérie où les chaînes n’ont pas voulu ou pas pu s’aligner sur les montants exigés par les propriétaires des droits de retransmission, au risque de provoquer une révolte populaire. Les analystes politiques se perdent en conjectures pour signifier à quel point cette coupe du monde tombe au meilleur moment pour le pouvoir en place. Extraits : « Et alors tu penses quoi de l’affaire Clearstream ? C’est qui le corbeau à ton avis ? » « Attends y’a Beckham qui tire un coup franc ». « Et le plan pour les séniors, t’es pour ? » « Ben j’sais pas, regarde y’a Zinédine qui demande à sortir ». « Et le prix du baril, il va monter ? » « Ca dépend peut-être du score de l’Arabie Saoudite ? »

Bref, pas moyen de discuter de sujets futiles. Du sérieux, du foot, surtout des sérieux au bar, et du foot sur la télé de l’arrière-salle. Entre les équipementiers qui rivalisent de spots publicitaires assez géniaux dans leur genre, les marques de cafés recommandés par Ronaldinho, le président brésilien qui prône un régime minceur pour Ronaldo qui lui rétorque qu’il connaît un alcoologue très réputé qui pourrait l’aider, le monde entier est gagné par une folie douce qui se nomme football. A l’approche du bac de philo, je terminerai par cette phrase de l’inénarrable Franck Leboeuf sur M6 « cette équipe n’a pas de passé historique ». Un sujet très présent actuel.

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En lire plus sur le football :

- “Comment marquer but” en utilisant les mathématiques et la physique  de Ken Bray.

- “Milieu de terrain” de Denis Robert, qui ne sait pas qu’écrire sur Clearstram.

Et toujours les Cahiers du Football avec notamment “le blog de Raymond”. Caustique.

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Bon c’est vrai devenir ministre des Finances n’est pas la réponse la plus courue chez nos bambins en maternelle. N’empêche, en grandissant ils découvriront les jeux vidéos et peut-être CyberBudget. Annoncé depuis plusieurs semaines déjà, il vient d’être lancé par Jean-François Copé, celui-là même qui jure ses grands dieux arrêter la langue de bois dans son dernier livre.

Le principe : à travers trois missions de difficulté croissante, Votre excellence le ministre des Finances répond à des quizz, donne des ordres de grandeur, prend de la hauteur, gère un budget sur trois ans …

Résulat, dixit Jean-François Copé, “votre budget est pragmatique”. Je ne sais pas s’il faut le prendre comme un compliment mais le divertissement, tout en tombant dans des réponses un peu schématiques voire un peu orientées, reste divertissant.

A noter que le ministre du budget n’est pas le premier à tenter cette expérience. L’ONU en avait fait de même avec un jeu en ligne : Food-Force. La mission du joueur consistait à acheminer de la nourriture dans un pays en proie à la famine et à permettre le développement de l’autosuffisance de ce pays.

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Le 8 juin, c’est la journée mondiale de l’océan. Encore une, pourrait-on dire. Sauf que voilà, dans notre société médiatique, difficile d’échapper au passage obligé de ces actions de communcation pour faire avancer sa cause. Profitant de l’occasion, l’Ifremer se mobilise en apportant notamment dix réponses à dix questions sur l’océan aujourd’hui. En voici trois :

Pourquoi la mer est-elle salée ?
La salinité (teneur en sels dissous) moyenne de l’eau de mer est de 35 g/kg. Le sel de mer provient de l’action des eaux de ruissellement et des eaux souterraines sur le continent.
La salinité reste généralement comprise entre 30 g/kg (Atlantique nord) et 40 g/kg (mer Rouge). Les exceptions concernent des mers fermées ou semi-fermées, comme pour les valeurs extrêmes de 6 g/kg dans les eaux de surface de la mer Baltique ou 330 g/kg dans la mer Morte… !

Qu’est-ce que le Gulf Stream ?
Le Gulf Stream est un très grand courant chaud océanique de l’Atlantique nord. Il prend sa source dans le golfe du Mexique. Sa largeur peut atteindre les 100 km, et sa profondeur les 1000 m. Son débit avoisine les 130 millions de m3 par seconde, ce qui représente plus de 100 fois celui de l’ensemble des rivières du monde ! L’énergie engendrée est équivalente à 1500 000 centrales électriques de 1300 MW…
Le climat tempéré européen bénéficie largement de cet apport de chaleur. Après avoir traversé l’Atlantique nord, l’eau tropicale de surface s’est refroidie et évaporée. En arrivant dans la zone sub-arctique, une partie de cette eau repart en surface vers le sud et rejoint l’équateur pour se charger à nouveau en chaleur. Une autre partie se refroidit et plonge vers le plancher océanique, entamant un tour du monde qui va durer quelques centaines d’années.

A ce propos, Erik Orsenna, dans son livre “Portrait du Gulf Stream”, revient sur l’histoire de ce courant mythique, à travers un livre attachant où au talent du narrateur se dispute la rigueur du chercheur.
Pourquoi la mer est-elle bleue ?
Les océans ont une couleur bleue dominante, du fait de l’absorption du rayonnement solaire par les molécules d’eau dans les longueurs d’onde correspondant principalement au rouge et au jaune. Les bleus quant à eux pénètrent le mieux, d’où cette couleur. Si l’eau est riche en plancton végétal absorbant le bleu, elle vire alors vers des teintes vertes.

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DR Nasa. La terre vue d’Apollo17.

En savoir plus sur le net :

- Le site de l’Ifremer

- Le site de l’incontournable, et très bien réalisé, magazine de la mer, Nautilus.

- Le club des argonautes. Des chercheurs retraités en quête de savoirs sur le rôle des océans dans la génése de la planète et “sur la résolution des problèmes liés au réchauffement climatique”.

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Paru sur IMédias

La télévision recèle parfois de moments étonnants. La chaîne Planète diffusait ce dimanche un documentaire sur David et Goliath. Relatée par la Bible, le livre le plus vendu de tous les temps qui a fait de Jésus… un Dieu du marketing, l’histoire est entrée dans notre imaginaire collectif comme la victoire du petit face au géant, du faible face au puissant. Et pourtant, les nouvelles techniques scientifiques et les multiples enquêtes des historiens montrent qu’il n’en fut pas comme nous le croyiions. Goliath mesurait six coudées, c’est dire s’il savait les lever quand il payait sa tournée au bar. Autant dire, un géant de plus de 2,5 mètres. Ce gigantisme qui fait de lui le favori de la lutte qui va opposer ce philistin à l’israélite est en fait sa plus grande faiblesse. Car ce gigantisme, possible à l’époque, occasionne chez lui une acuité visuelle réduite : il voit mal sur les côtés. La cause ? Son nerf optique est touché par une tumeur. De plus, son armure rend ses mouvements lents, complexes et difficiles. En face, David joue sur du velours. Présenté comme un enfant inexpérimenté, le futur roi cache de beaux atours : une profonde connaissance de l’art de la guerre et une habilité au maniement de la fronde. Cette arme est considérée comme l’une des plus efficaces de son époque. Son impact vaut celui d’une balle de faible calibre d’un pistolet d’aujourd’hui. Bref, la cause est entendue. Quand le géant défie le camp des israélites, « Moi, aujourd’hui, je lance le défi aux lignes d’Israël: donnez-moi un homme, pour que nous combattions ensemble »*, il court à sa perte.

David saisit dans sa poche (rien à voir avec Beckham) une fronde et ramasse un galet de la vallée du Jourdain. Ni une ni deux, celui-ci va ricocher sur le front du géant, qui s’écroule mortellement blessé d’autant que le petit David lui coupe doucement la tête et saisit ses armes pour montrer sa toute-puissance à ses ennemis. Le mythe s’écroule. Si le plus faible triomphe du plus puissant ne devient-il pas lui-même l’incarnation de la force et par là abandonne son chétif statut ?

Reste une belle histoire contée à tous les enfants et qui préserve la morale et la peinture de flamand, né en Allemagne, Pierre-Paul Rubens.

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En savoir plus sur le net :

- Le mythe de David contre Goliath n’est pas le seul. A lire ici.

- Un site chrétien suisse qui parle de l’existence de Goliath.

* Tiré de la Bible, voir le site : http://www.bible-service.net/site/218.html

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Près de 800 personnes différentes se pressent quotidiennement sur ce blog. Un nombre en constante augmentation depuis un an, et particulièrement depuis le nouveau design du site.

Je ne sais pas si on peut parler de succès en tout cas, c’est un réel intérêt que suscite cet outil parmi mes lecteurs. Je ne peux que vous en remercier et vous inviter vos commentaires sur les articles publiés ici.

Des commentaires viennent le débat, du débat vient le progrès. A cet effet, il existe un outil particulièrement intéressant sur le web pour échanger ses points de vue. Il s’agit d’Agoravox. Quelques minutes suffisent à s’inscire, gratuitement, puis pour publier vos premiers articles. Près de 400.000 lecteurs vous attendent. En ce sens, la blogosphère créé un nouvel espace de discussion particulièrement interactif même si parfois excessif.
Faire le lien 

Par ailleurs, si vous disposez d’un blog, nous pouvons échanger nos liens. C’est ce que l’on appelle en marketing le buzz. Plus on fait de bruit (ici les liens) à propos de quelque chose, plus sa surface médiatique augmente, par là son audience. Cela prend deux minutes, et permet de meilleurs référencements sur les moteurs de recherche, et notamment Google, dont l’algorythme favorise les sites sur lesquels pointent de nombreux autres sites.

A très bientôt

Mikaël

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Dans un dossier paru dans son numéro de cette semaine du début juin 2006, l’Express revient sur le salaire de nos dirigeants politiques. Et l’hebdomadaire publie la liste des rémunérations des principaux dirigeants mondiaux. Du mieux rémunéré, Junichiro Koizumi, le Premier ministre japonais, avec 24.000 euros brut par mois, au moins bien loti en la personne de Lula, le président brésilien, l’une des grandes puissances à venir de ce siècle, avec 2.900 euros. Jacques Chirac, hors hypothétique compte outre-pacifique, perçoit 6.714 euros. On passe sur les fortunes presque indécentes des monarques, tels le roi Abdallah d’Arabie Saoudite et ses 16,3 milliards d’euros, ou bien Albert II de Monaco, et ses 780 millions d’euros, sans déduction des pensions alimentaires.

La politique pour s’enrichir ?

La question qui se pose à la lecture de ce dossier est de savoir si les rémunérations des dirigeants des démocraties occidentales sont à la mesure des responsabilités de ces personnages. Où l’on voit l’importance de la formulation des questions quand on cherche la bonne réponse. Faut-il augmenter la rémunération des leaders politiques pour éviter les tentations bien humaines de succomber aux sirènes de la corruption ? Ou sur une problématique différen

Réduire le nombre pour augmenter chacun

Une des possibilités de réponse pourrait venir, en France, de la création d’un véritable statut de l’élu. Véritable arlésienne, cette question, maintes fois soulevées, n’a pour l’heure pas trouvé de réponse. On se souvient par exemple des difficultés de Dominique Voynet après la perte de son ministère de l’environnement à retrouver un niveau de revenus satisfaisant, obligée qu’elle fut de pointer à l’Anpe. A l’échelle locale également, et plus encore, la situation nécessite des corrections. Exemple : un conseiller municipal et communautaire de Brest touchera ainsi environ 450 euros pour ces deux fonctions. Comment dès lors pouvoir compenser la perte de revenus liés à l’activité professionnelle pour jouer pleinement son rôle d’élu, supposé être au courant des dossiers, donc de les étudier, sauf à laisser le réel pouvoir aux administratifs. Et si on commençait par réduire le nombre d’élus, et certains fastes inutiles pour rémunérer correctement, sans tomber dans le travers inverse, les élus de base ?

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