Paru sur IMedias
La télévision offre parfois des moments d’une grande puissance émotionnelle. France 5 diffusait il y a quelques jours, un documentaire-portrait de René Frydman. Ce médecin est le « père » du premier bébé-éprouvette français avec la naissance d’Amandine en 1982. Homme de découvertes autant que d’éthique, il sera également à l’origine de la première naissance après diagnostic pré-implantatoire, c’est-à-dire après avoir analysé son génotype pour lui éviter de graves maladies génétiques, comme la chorée de Huntington, l’équivalent de la sclérose latérale, Parkinson et Alzheimer, et ce dès l’âge de 40 ans. Avec pudeur, le documentaire retraçait la vie de cet homme, ô combien exceptionnel, pour montrer et démontrer l’influence que peut avoir la volonté et la recherche de la connaissance face à la résignation et l’obscurantisme.


Quelques jours plus tard mourrait, sans que cela n’est bien entendu un rapport de cause à effet, et je n’ose dire dans l’indifférence générale mais presque, Jean Bernard. Cet homme aux deux prénoms révolutionna l’étude du sang, l’hématologie, afin de traiter des maladies telles que la leucémie, ravageuse de vies humaines parmi les plus jeunes. Premier président du Comité consultatif national d’éthique, Jean Bernard, lui aussi, à bien des égards, mérite d’entrer au Panthéon symbolique de la société d’aujourd’hui qu’est la télévision.
























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