On ne peut pas être et avoir été. Pour contrer cet adage populaire, TF1 s’apprête à lancer la version française de « I’m a celebrity, get me out of here », sorte de Koh-Lanta pour has been. L’émission devrait être produite par Endemol et présentée par Jean-Pierre Foucault. Avant que la première chaîne française n’envoie ses chasseurs de tête à la recherche de ses vedettes oubliées dans les archives du PAF, ne résistons pas à l’envie de leur proposer quelques noms. Si José Garcimore n’était pas mort depuis six ans déjà, nul doute que sa place eut été sur le plateau de cette émission. Magicien devant l’éternel, plus aujourd’hui qu’hier d’ailleurs, Garci pour les intimes aurait ajouté cette touche d’humour drolatique qui le caractérisait. Bon, soit, passons. Deuxième choix de ce top 5 : Dorothée. On ne présente plus la fondatrice de Récré A2, partie avec fracas du service public, puis virée faute d’audience de TF1. Lors de son passage chez Michel Drucker il y a quelques semaines, tout laissait à penser que l’alcool n’arrive pas à lui faire oublier ses heures de gloire passées. En troisième position, Michel Noir. L’homme qui rêvait de devenir président de la République, avant l’affaire Pierre Botton, dispose du bon profil. Encore connu, c’est ce que l’on appelle la notoriété négative, il a pour lui le fait d’avoir un style et une bonne tête. Ses talents de comédien lui permettraient de jouer des rôles de composition dans la jungle birmane. Quatrième, Patrick Sabatier. Lors de son arrivée sur France Bleu, d’aucuns lui ont signifié leur envie pressante… qu’il retrouve une émission à la télé. Depuis dix ans qu’il en rêve, ce serait donner un sens moral à l’existence des émissions de télé-prendtestêvespourla-réalité. Cinquième et pas le moindre, « the last but not the least » comme aime à le dire les britanniques, Bruno Masure. Placardisé à outrance, son coming-out de bisexuel n’y est peut-être pas pour rien, l’ancien présentateur de journaux télévisés apporterait un peu d’astuce, d’espièglerie, c’est la vie de Candy. Enfin, le nom de la première célébrité à partir lors des éliminations, s’impose. Edith Cresson ne peut-être que celle-là. Le motif de son départ est aussi tout trouvé : prétextant un rendez-vous chez son dentiste lituanien, l’ancienne première ministre décide de ne pas poursuivre l’aventure lorsqu’elle s’apprête, telle Carol Thatcher lors de la version anglaise, à manger des testicules de kangourou japonais.
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Archives pour janvier 2006Un australien, deux enfants et une course automobile. L’arithmétique est bien cruelle et ne saurait résumer si brièvement la vie de trois individus, dont deux n’avaient rien à voir avec le rallye-raid. Quel est le sens du Paris-Dakar aujourd’hui quand il consiste uniquement à aller le plus vite possible d’un point à un autre sans s’attarder sur les misères d’un continent délaissé ? Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
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17.000 ans de prison !Publié par mcabon dans Au fil des jours, Culture générale, Général, InsoliteLa justice espagnole vient de requérir 17.000 années de prison à l’encontre de Ricardo Miguel Cavallo. Diable, quel acte peut-il mériter cela ? Je vous recommande la lecture des billets suivants :
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Political datingPublié par mcabon dans Au fil des jours, Culture générale, En pleine lucarne, GénéralA l’heure des nouvelles technologies, les blogs politiques font un malheur. A droite, à gauche, au milieu, la blogosphère ne tarit pas d’initiatives diverses. Faute d’audiences suffisantes, pour l’heure, le podcast de Nicolas Sarkozy sur le site de Loïc Le Meur a entraîné des milliers de téléchargements, ce sont cependant les médias traditionnels qui priment. En particulier la télévision. On pouvait s’en rendre compte samedi soir sur France 2 dans « Tout le monde en parle ». Thierry Ardisson recevait Françoise de Panafieu, candidate à la candidature pour affronter Bertrand Delanoë aux prochaines municipales de Paris. Perfecto et sous-pull bleu pour la Françoise. Un peu revival. Moi dans les années 70 c’étaient blouson k-way et sous-pull orange dont l’acrylique provoquait des démangeaisons. Elle portait d’ailleurs les mêmes vêtements que sur la photo qui illustre son livre. On en saura plus sur cette faute de goût la semaine prochaine dans Gala. Panaf’ devait se mettre au niveau de Lio, en lui demandant de lui prêter sa robe, et de Michel Blanc qui lui confiait en aparté avoir partagé sa vie avec la chanteuse de « Les grises comptent pas pour des grives ». C’est frais et sympa comme un punch, mais c’est le néant du point de vue des idées. Faisant fi des débats politiques décalés à des heures indues, les politiques aujourd’hui sont disposés à toutes les contorsions pour passer dans les talks-shows français, aux téléspectateurs plutôt attentifs, jeunes, mais aussi désireux de phrases chocs et d’amusements. On se déshabille devant les caméras pour montrer son nouveau caleçon, son crawl coulé, ses chaussettes trouées, sa nouvelle femme qui se trouve être l’ancienne revenue d’un périple aux Etats-Unis, ses enfants. Derrière cette médiatisation de la vie privée des politiques se traduit un profond changement sociétal. Il est à la fois salutaire et dangereux. Salutaire car chacun, avec des limites, a le droit de savoir qui se cache derrière un prétendant à la mandature suprême. Dangereux car il est aisé de se contenter des yeux de l’un ou de l’angélisme de l’autre en guise de profession de foi. La télévision engendre la médiatisation et donc l’existence sur l’échiquier de la politique. On glose sur les nouvelles lunettes de l’un, on pousse pour être sur la photo. L’ébat plutôt que le débat. A quand le téléspectateur citoyen ? Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants : |



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