Archives pour octobre 2005

Paru sur IMédias, LE site de l’information sur les médias

Peuchère, caramba… Jean-Pierre Foucault n’a pas dit son dernier mot. L’homme, pittoresque comme peuvent l’être les calanques marseillaises, vient d’être nommé président de LCM. LCM pour La Chaîne Marseille. Une télé locale dotée d’un budget à la mesure de ses ambitions : 3,5 millions d’euros par an. Des sous, des animateurs nationaux, voire internationaux, on reçoit bien TF1 en Suisse romande, des programmes locaux, des versions sous-titrées en marseillais, d’honorables objectifs « de la qualité audiovisuelle pour ouvrir notre région sur le monde et la faire découvrir à ses habitants » cela me rappelle quelque chose. En effet, il me souvient que c’était aussi l’ambition de TV Breizh à sa création il y a plusieurs sièges d’Alésia de cela. Seulement voilà la loi de l’audience, qui est celle de la télévision, ne pardonne pas. Dans les bas-fonds du PAF, TV Breizh n’attirait pas les bretons ni les bretonnants. Exit alors, les programmes courts d’apprentissage de la langue, au-revoir les programmes pour enfants, adieu le journal avec un animateur, bye-bye les émissions régionales, même le site Internet est en déconstruction comme la centrale nucléaire de Brennilis. Depuis, l’audience a triplé. Columbo truste les programmes à côté de Derrick, non je plaisante, Derrick passe déjà sur France 2, France 3 et RTL 9, à côté donc de « Sheriff, fais moi peur, gast ». Les bigoudènes peuvent aussi se défriser les bigoudis devant un inspecteur de police polisson qui résoud des intrigues policières policées. Vindieu. La télé-miroir c’est un peu comme les œufs quand ça tombe, ça casse. Gageons que LCM passe cet écueil et ne tombe pas de charybde en scylla. Imaginez les rediffusions en continu du triptyque Taxi, des épisodes d’ « Ambitions », feue l’émission de Bernard Tapie, des discours de Gaston Deferre… Dans la bouillabaisse c’est l’absence de navets qui fait le goût.

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« Alors comme cela on part sans prévenir ? », aurait demandé la concierge de l’immeuble de Roger Hanin, qui, lui-même ne sachant plus très bien qui il est, se serait demandé à qui elle parlait, à Navarro ou à lui-même. Peu importe, depuis 1989, les deux ne font qu’un sur la une. Plus pour longtemps. TF1 vient de décider de tuer le roi de l’audimat, le prince des ménagères, l’archiduc des audiences : l’inspecteur Navarro. Dès la production du 108ème épisode, annoncée pour novembre, Roger Hanin laissera la place à « Brigade Navarro », un spin-of de la série éponyme. En patriarche, en parrain, il devrait laisser pousser ses anciens lieutenants de police vers des lendemains qui chantent. Quand j’étais petit et que je n’étais pas grand, il me faisait peur Navarro. Avec sa grosse voix, son arrogance, sa carrure, sa méchanceté avec les méchants. Il était attachant aussi. Notre Kojak à nous. Après quand on grandit, on comprend que derrière son imperméable se cache, je vous en prie, un cœur tendre. Rien à voir avec Charlotte Valandrey de « Cordier, juge et flic ». Elle ce n’est pas la direction de TF1 qui a failli l’arrêter mais le Sida. Contaminée depuis 1985, survivante grâce aux trithérapies, l’ancienne égérie du cinéma français dévoile sa séropositivité dans un récit sorti en librairie. Poignant comme le sont les histoires de ceux que la mort effleure.

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