Le blog de Mikaël Cabon

"Le passé n'est qu'un préambule" – Chroniques, articles, cours

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Les secrets du bonheur

26 janvier 2012 · Pas de commentaire

La sinistrose ne saurait résumer notre avenir. L’émission de France 2, « Les secrets du bonheur », en fait la démonstration. Voici les deux premiers épisodes de l’émission animé par Frédéric Lopez, animateur également de « Destination Inconnue », lire ici sur les « Lolos noirs », et là pour « Edouard Baer chez les Dogons« , ou ici encore sur « Gilbert Montagné en Himalaya » et A voir et à revoir pour s’émerveiller et prendre la vie du bon côté, malgré tout.

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→ Pas de commentaireCatégorie(s) : CULTURE GENERALE

J’adore détester : TV Magazine

20 janvier 2012 · Pas de commentaire

Nota. Ceci est une chronique légère, assaissonnée de vinaigrette, sans sel, sans huile, et sans vinaigre. S’il est bon de dire sa gratitude pour être heureux, il est nécessaire également d’exprimer ses opinions négatives. Aucune Morini-Bosc n’a été tué durant l’écriture de ce texte.

On nous ment, on nous gruge, on nous spolie, on nous cache tout, on nous dit rien.

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Chaque vendredi, avec le journal Ouest-France, je reçois dans ma BAL. Je veux dire boîte aux lettres. LOL. Rip WTF ! Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon coeur d’une langueur monotone.

Je reçois donc un exemplaire du magazine de programmes télé, TV Magazine. Plus gros tirage de la presse française avec plus de six millions d’exemplaires et lu par un français sur quatre. Le Télégramme le propose également dans son édition du samedi, ainsi qu’une grande partie des quotidiens régionaux.

On a les personnalités politiques que l’on mérite. L’adage vaut également pour les magazines de télévision. Et autant dire qu’en France, on ne mérite pas beaucoup. L’enjeu est d’importance pourtant alors que l’on apprend qu’en moyenne les Français passent  3 h 47 par jour derrière leur écran de télévision à se gratter les fesses et manger des chips.

TV Magazine est à la presse ce que les pages blanches sont à la littérature. De loin, cela ressemble vaguement, de près plus aucun doute n’est possible. En général, on lit ça dans les chiottes.

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→ Pas de commentaireCatégorie(s) : En pleine lucarne

Un mariage et trois plongeons

19 janvier 2012 · Pas de commentaire

Humour.

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→ Pas de commentaireCatégorie(s) : Vidéos

Je ne crains plus personne en Harley Davidson

19 janvier 2012 · Pas de commentaire

Brigitte Bardot a popularisé comme personne, en France la Harley Davidson avec la chanson écrite pour elle par Serge Gainsbourg. Les apparitions de cet engin motorisé dans les films, on pense bien entendu en premier lieu à Easy Rider, témoignent du caractère culte de cette moto qui est bien plus qu’un engin à moteur, un véritable art de vivre. Il est possible désormais de se rapprocher de cet objet culte en le construisant soi-même, en miniature cela va de soi.

La société Altaya propose une nouvelle collection par l’intermédiaire de la construction de la Harley-Davidson® FLSTF Fat Boy à l’échelle 1:4, ce qui est déjà pas si mal, avouons-le. Quelques éléments de détail permettent de se rapprocher du mythe : Indicateurs, lumières de frein et clignotants lumineux; Compteur de vitesse rétro-éclairé; Allumage avec commandes sur le tableau de bord; Accélérateur avec commandes des gaz sur le guidon, et surtout le son du moteur Harley Davidson d’origine, qui donne à l’ouïe toute sa raison d’être.


Les pièces sont déjà colorées, et leur montage est relativement aisé pour permettre aux béotiens du modélisme de trouver chaussures, de motos, à son pied. Un bien beau bijour à mettre au pied de son sapin, s’il n’est pas déjà passé par le composteur, ou bien au milieu du salon pour quelques escapades at home bien venues en ces temps de pluie hivernales.

→ Pas de commentaireCatégorie(s) : GENERAL

La fille du standard

10 janvier 2012 · Pas de commentaire

L’invention du call-center est à l’humanité ce que l’onanisme est à l’amour, un ersatz bien fade, parfois honteux, souvent décevant. Quoique à bien y réfléchir, l’amour correspond aussi à cette définition.

Surtout, le call-center promet à la disparition le standard, et celle qui compose cette cellule essentielle de l’accueil : la standardiste.

La standardiste est souvent une femme. D’ailleurs ne dit-on pas Standard and Poors, afin de montrer le décalage d’un autre siècle entre les salaires des hommes et des femmes. La raison de cette omniprésence féminine tient, non pas à un clivage professionnel ancestral, mais à la douceur de la voix qui se dégage du combiné téléphonique. Là où un homme ou la standardiste de la Poste pourrait répondre : “Ouais, c’est pour koi ?”, une femme murmurera “Que puis-je faire pour vous ?” avec un sourire audible comme un câlin et chaud comme un thé au miel un soir d’hiver.

Devenu standardchiste par la force des choses, je livre un regard expert bien que subjectif sur cette caractéristique des grandes organisations capitalistes ou non. C’est là que je t’ai vue, toi la fille du standard. Il y a aussi une fille aux bas nylons. Es-tu la même ? Il y a aussi une femme derrière la fenêtre, non, cette dernière ce n’est pas toi, car tu n’as ni fenêtres, ni portes, ni combinaison des deux, aucun mur ne t’emprisonne.


Dans une école, dont le secret professionnel m’incite à taire le nom, j’ai failli écrire traire, pardonne-moi, car je dis tu à ceux que j’aime même si je ne les ai vus qu’une seule fois (Prévert), dans une grande école donc, tu donnes un prétexte au paresseux à se lever le matin car tu n’officies qu’aux aurores.

Ce qui est rare est cher, dit l’adage. C’est peut-être pourquoi je ne t’ai vue qu’une paire de demi-fois, car je marche vite, enfin, peut-être 4,14159265… fois à bien à y réfléchir, car une fois tu étais tournée à raison de trois diamètres de ton cercle de mouvement. Ton regard noir contrastait de manière sibylline avec la blancheur de ton sourire qui dégageait deux rangées, deux comme c’est étrange, de dents alignées dans une géométrie parfaite pareille à un triangle de Pascal.

Je t’ai dit “Bonjour”, tu m’as répondu “Bonjour”, et là j’ai imaginé que j’avais un ticket pour Liverpool, j’ai pensé “Yes”, comme si tu lisais dans mes pensées, tu m’a demandé “Why ?”. J’ai siffloté “You say stop and I say go go go, oh no”, mais avec ma bouche de travers, cela résonnait plutôt comme “The shareef don’t like it. Rockin’ the Casbah”, des Clash. Notre premier Clash, tu te rends compte ?

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Depuis, tu es aux abonnés absentes. A chaque fois, je tombe sur Raymonde qui me demande “Ouais, c’est pour koi ?”. Je raccroche l’air dépité tel un loup qu’une poule aurait pris. Peut-être as-tu monté en galon au standard de l’horloge parlante où ta voix rassurante qui égrène les heures, les minutes et les secondes dissipe les malaises du temps qui passe. Peut-être Raymonde n’est-elle qu’un robot transhumain dont tu serais la victime expiatoire d’une marche formelle et innarrêtable vers l’évanouissement de l’être humain ? Ou bien peut-être, plus vraisemblablement, me cherches-tu, toi aussi, associant sur ton téléphone la dizaine de gigacombinaisons possibles. Travail de Sisyphe alors que je suis chez Free, que leur serveur est saturé et que mon numéro de téléphone répond aux appels d’un long écho vide et assourdissant. “Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais”, “ne te verrais-je plus que dans l’éternité”, “car j’ignore quel est ton opérateur, et tu ne sais où je free” (d’après Patrick Poivre d’Arvor et Baudelaire).

Je t’aurais aimé tu sais. “Et tu serais ma muse, et je t’offrirais la vénusté de la langue et des mots, et de la poésie dans une bronca, et toi la syphilis et ta langue, et des doux sons dans ton patois, et je mourrais pauvre et inconnu mais dans tes bras”. (Un imbécile heureux)

Pour toi, je me serais mis à écrire des histoires d’haïkus : “Ô matinée mâtinée, quand tu prends mon appareil dans tes bras, et que tu lui susurres qu’il est ton combat”, (d’après Tora, Tora). Surtout, je t’aurais chanté des chansons de nuit, des chansons de jour, des chansons sur tes fruits, des chansons d’amour, des chansons aux pommes et à la fin un air de Joe Dassin.

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→ Pas de commentaireCatégorie(s) : Au fil des jours · LITTERATURE

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