12.maiQui possède les océans ?

Si la question des revendications frontalières terrestres constitue un casse-tête juridique et géopolitique incommensurable, il en va de même pour les surfaces maritimes. Ce mouvement, plus récent, débute dans les années 50 avec la décision du Chili et du Pérou de prendre possession des eaux bordant leurs frontières. Ces deux états instaurent le principe des 200 miles, l’équivalent de 370 kilomètres. Cette donnée sera ensuite reprise par les pays européens. Devant les risques d’imbroglios juridiques, la communauté internationale se dote d’une législation spécifique. Elle voit le jour sous l’égide de l’organisation des Nations Unies en Jamaïque après près de dix années de travaux. La convention de Montego Bay entre en application en 1994 après de multiples soubresauts portant sur le périmètre de son application.

Ainsi sont reconnues officiellement les zones économiques exclusives. Celles-ci accordent des « droits souverains aux fins d’exploration et d’exploitation, de conservation et de gestion des ressources naturelles, des eaux surjacentes aux fonds marins, des fonds marins et de leur sous-sol ». L’enjeu est de taille. D’un point de vue politique d’une part. Grâce aux « confettis de l’empire », la France règne sur la deuxième aire maritime au monde, avec 11 millions de km2 *, derrière les Etats-Unis avec 11,3 millions de km2, mais devant l’Australie (8,15 millions), la Russie (7,6 millions), le Canada (5,6 millions) ou encore le Japon (4,48 millions). D’un point de vue économique surtout. Car les océans possèdent un potentiel énergétique et halieutique dont on mesure mal encore les contours mais dont on pressent que le rôle sera grandissant dans les décennies à venir.

 *  A noter que la France doit faire la preuve d'ici un an, auprès d'un organisme en lien avec l'Onu, de la pertinence de sa demande d'extension du plateau continental qui porte sur un million de km2 au total.

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Photo : Nasa.

11.mai150 petites expériences de psychologie des médias

Les éditions Dunod s’apprêtent à sortir dans quelques jours un nouvel ouvrage intitulé “150 petites expériences de psychologie des médias”. Il est dans la droite ligne des opus précédents permettant à tout à chacun de pouvoir mieux comprendre la psychologie humaine et les multiples éléments qui influencent nos comportements et opinions. Rédigé par Sébastien Bohler, ancien chroniqueur d’Arrêts sur images, c’est lui notamment qui avait parlé de l’influence de la télévision dans la paranoïa ambiante de notre société, remarque qui incite à ne plus regarder les journaux télévisés de TF1, il aborde avec simplicité et sérieux le monde de la manipulation médiatique. Non pas pour nous méfier de manière permanente des médias mais pour veiller à exercer notre citoyenneté de manière aboutie et consciente. 150 questions se succèdent avec un court texte introductif, une ou plusieurs expériences viennent étayer la piste de solution et une conclusion nous invite à ouvrir notre champ de réflexion personnel. Du grand art.

Extraits. « Pour avez-vous envie d’enfermer tous les délinquants après avoir lu un reportage sur la menace terroriste ? », parce que « la présence d’une menace terroriste dans l’esprit des gens les inciterait à exprimer une attitude plus intransigeante vis-à-vis de toute forme de trouble de l’ordre public », « Pourquoi un président de la République a-t-il l’air plus tolérant lorsqu’il pose à côté d’un chanteur grand public ? »,, en raison du transfert symbolique ; « Pourquoi certains personnalités politiques grimpent-elles dans les sondages sans avoir rien fait de spécial ? », l’influence sociale, démontrée par des enquêtes sur la musique et l’impact du choix majoritaire, en est l’explication ; « Pourquoi trouvez-vous le journaliste mieux informé que l’homme politique à qui il pose les questions ? », parce qu’il a l’avantage de les connaître avant ; Pourquoi cet ouvrage n’est-il pas remboursé par la Sécurité sociale ? Parce qu’elle a des difficultés à équilibrer ses comptes. CQFD.

 “150 petites expériences de psychologie des médias”. Editions Dunod. Sébastien Bohler.

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05.maiKarambolages. La bise en France

 

Sur Arte, Karambolages décrypte les us et coutumes franco-allemands. L'occasion de découvrir un peu mieux nos voisins. Une émission que l'on peut voir et revoir grâce au site de la chaîne.

05.maiFrédéric Alegoët. Le surfeur aux pieds sur terre

Elles sont rares les marques finistériennes à l'aura internationale. KanaBeach appartient à cette catégorie. En l'espace de 20 ans, son fondateur, Frédéric Alegoët, a réussi là où tant d'autres sont tombés. Récit d'une aventure dans le textile.

 

 

Dans les success stories à l'américaine, tout commence dans un garage. En Bretagne, c'est dans une cidrerie, pour les frères Guillemot, créateurs d'Ubisoft, ou bien sur une plage de sable fin pour Kana Beach, celle du Trez-Hir en l'occurrence. « J'ai passé pas mal de temps sur la côte méditerranéenne et je me suis rendu compte que le tourisme ne devait pas être la seule activité économique pour une région comme la Bretagne. Et je me suis lancé ». En 1987, Fred Alégoet fonde KanaBeach après des études en Droit. Vingt années ont passé et la marque est toujours là. « Au départ, on a mis toute notre énergie, notre motivation dans ce projet. Sans calcul mais avec entrain et enthousiasme. Aucun principe de départ n'était établi, pensé, gravé dans le marbre. Nous étions tous autodidactes », se rappelle le dirigeant. Le portrait diffère aujourd'hui. L'entreprise conserve son caractère et son tempérament mais ses méthodes de gestion se rapprochent des normes du marché. « C'est tout l'enjeu de notre transformation. Comment rester ce que nous sommes, conserver notre identité et satisfaire nos objectifs commerciaux ? ». Le tournant est là : maintenir un esprit pop, ouvert et décontracté tout en se pliant à un certain nombre de règles plus conventionnelles.

 

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30.avrArénicole, un ver qui nous veut du bien

 Paru dans Nautilus

Une molécule tirée de l’arénicole, un ver marin présent en abondance sur les côtes, est riche de possibilités en matière de transport d’oxygène au sein de l’organisme… humain. Hemarina, une start-up de la mer, s’est créée pour l’exploiter commercialement. A partir de la Station biologique de Roscoff comme ManRos.

 

Arénicole, transporteur. Pour être simple la carte de visite du ver marin, arenicola marina, n’en est pas moins prometteuse. Après vingt ans de recherche, une équipe de recherche en écophysiologie du CNRS sous la direction de Franck Zal, a découvert chez ce ver marin, plus connu pour servir d’appât aux pêcheurs, des propriétés étonnantes. En effet, son hémoglobine possède des caractéristiques exceptionnelles. « Elle est extracellulaire (non englobée dans des globules rouges), sans typage sanguin, avec un poids moléculaire est 50 fois celui de l’hémoglobine humaine. Anti-oxydante intrinsèquement, elle est dotée de propriétés fonctionnelles de fixation et de libération de l’oxygène proches de l’hémoglobine humaine », indique Franck Zal.

Basé à Roscoff, il vient de créer Hemarina, en compagnie de Morgane Rousselot et John Thébault. Cette start-up spécialisée dans les biotechnologies est dédiée à la recherche et au développement de nouvelles applications médicales des propriétés de Hbam, la molécule d’hémoglobine de l’arénicole. De nombreux prix, parmi lesquels ceux du Sénat dans la catégorie « Sciences de la vie », du ministère de la recherche dans la catégorie « émergence »… ont consacré la pertinence du projet. Et la composition du comité scientifique (1) témoigne des espoirs engendrés par cette découverte. Enfin, la création de la société fait l’objet d’une levée de fonds de douze millions d’euros auprès d’investisseurs enthouasiastes.Une multitude d’applications sur le marché de la santé est envisageable. Hemarina en vise trois principales dans un premier temps.

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28.avrVis-ta-vie avec ma Wii Fit

-          Dring, dring.

-          Ouais, c’est bon j’arrive. Mais qui cela peut bien être. On attendait quelqu’un ?*

-          Coucou

Hallucination. A la porte, trois avatars Mii cherchent à entrer chez moi. Ils ressemblent étrangement à des gens que je connais.

-          Allez-y. Ne vous gênez pas

Ils ne se gênent pas et s’installent dans le sofa. Je dis pas canapé, sofa cela fait plus cosy. Je me réinstalle à mon plateau de travail et enroule sous leurs yeux ébaubis des dizaines de cerceaux au Hula Hop super Pro. Nul ne peut retenir cette fièvre sportive. Direction, le saut à ski où je manque d’atterrir dans la foule dévié par les vents dominants, je tutoie les étoiles, é-toi-les. Déchaussé, je me retire au camp des loges montrer aux joueurs du PSG la manière pour ne pas descendre, deux ou trois centaines de têtes, évite leurs lancers de prime de maintien, de bien pleines valises, et me voilà à descendre de la Wii Fit au rythme du step. En descendant puis remontant en cadence sur la machine, j’aperçois par le fenêtre mes voisins. Ils sont tous là, ils sont tous venus. Je les salue de la main et manque de trébucher tant la cadence est soutenue. Ils me retournent mon salut par un simple geste de l’index tournant sur lui-même et dirigé vers le front. C’est important un bon voisinage.

Un marathon sur place

Trève de plaisanterie. Le tour de l’île m’attend. Je viens de les débloquer en passant six heures de rang sur le plateau. Le plateau ? La Cordillère des Andes oui. J’enchaîne les côtes, même pas peur, je double le moniteur. Il se traînasse. Les jeux vidéos c’est pas pour plaisanter. J’accélère, je dépasse ma télévision dans laquelle je manque de trébucher. Emporté par l’élan, me voici au rayon boxe. Je tape, retape, c’est interdit, tape encore. Le mulet explose. Un peu de tendresse pour finir avec la position du roi soleil. Du yoga. Deux ou trois milles assouplissements et me voilà fin prêt. Je m’étire touche un corps qui grogne. Un réveil sonne. La sueur me moite. ** Je me redresse. Les courbatures se font sentir. C’était pourtant marqué sur la notice : faire du sport avant de vous endormir peut troubler la qualité de votre sommeil.

 

* On connaît tous quelqu’un qui récite cette maxime avant d’ouvrir la porte.

** Du verbe moiter, devenir moite. Je plussoie à ce néologisme.

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Une pub qui a sa propre parodie, n'est-ce pas là le début du succès.

27.avrD’un point de vue administratif, de Francis Mizio

C’est une histoire de touillettes manquantes au distributeur de café, de camemberts péruviens et statistiques, de Chili con carne, du misérabilisme de la fonction publique, du je m’en foutisme au travail, de la place du Yucca, face à la fenêtre ou derrière le bureau, de placard, de carte de restauration perdue puis retrouvée, de slides sur la productivité, de l’Affaire qui secoue la République, de cuvée du Chaman, de secrétaire administrative au sein de l’administration, de la venue de le, de la, de le-la ministre, e questionnaires qualitatifs, de biotopes sociologiques, de messagerie interne, du prix du repas à Paris, de vacances, de My Funny Valentine, de fils de, de poésie, de kit pour réaliser soi-même une affaire médiatique, d'absurdité, de surdité, de tout cela oui mais d’un point de vue administratif.

D’un point de vue administratif, de Francis Mizio. Editions Baleine. Francis Mizio est également l'auteur d'un blog sur Rue 89.

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25.avrWii fit, déjà des résultats